Techniquement, la fusion absorption est un processus complexe qui peut durer des mois. On peut le résumer ainsi :
1° la société absorbante commence par réaliser une évaluation préalable de l’actif net des 2 entreprises.
2° la société absorbante calcule la valeur des titres des 2 sociétés afin d’établir une parité d’échange.
3° la société absorbante fixe le rapport d’échange des titres pour la part détenue par les autres actionnaires.
Sur cette base, la société absorbante :
1 - augmente son capital du fait des apports en nature (éléments actifs et passifs) réalisés en provenance de la société absorbée ;
2 - émet des actions nouvelles, le plus souvent à une valeur supérieure à la valeur nominale, d’où un excédent qualifié de « prime d’apport » ou « prime de fusion » ;
3 - renonce à recevoir des titres en contrepartie de ceux qu’elle détient sur la société absorbée (fusion renonciation) ;
4 - échange les titres émis contre ceux détenus par les autres actionnaires de la société absorbée.
Une fusion absorption est une opération strictement réglementée. Elle nécessite notamment :
- un audit ;
- la nomination d’un commissaire à la fusion (à l’exception des procédures de fusion simplifiée) ;
- le dépôt d’un projet de traité de fusion au Registre du commerce et des sociétés.